Al Moultazima, c'est une base de données consacrée à la femme musulmane et à sa famille selon le crédo des pieux prédécesseurs.
Sheikh Sâlih Ibn Fawzân Ibn ’Abdullâh al-Fawzân
Concernant ce qui invalide le jeûne, il est obligatoire pour le musulman de savoir tout ce qui invalide le jeûne afin qu’il prenne garde à cela. Parmi ces choses, il y a :
[1]
Quant à celui qui mange et boit par oublie, cela n’affecte pas son jeûne sur la base du hadîth qui dit : « Quiconque oublie pendant qu’il jeûne et mange ou boit, qu’il poursuive son jeûne. En réalité, c’est Allâh qui lui a donné à manger et à boire. » [2] Et dans ce qui rompt le jeûne, il y a l’eau et autres substances qui passent par la gorge ou par l’intermédiaire du nez, et cela se nomme « as-Sou’oût ». De même, pour ce qui est de l’injection alimentaire faite directement dans les veines, ou de la transfusion sanguine tout en étant en état de jeûne. Tout cela invalide le jeûne, car cela constitue une nutrition pour le corps. En ce qui concerne l’injection non alimentaire, il est préférable pour le jeûneur de l’éviter, ceci afin de protéger son jeûne. Le prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Laisse ce qui te pose un doute pour ce qui ne te pose aucun doute. » [3] Et qu’il retarde cela jusqu’à la nuit [c.à.d, à l’heure du repas].
La personne doit éviter pendant son état de jeûne l’utilisation du « Kohol » et des médicaments pour les yeux à l’aide de gouttes ou autre que cela, afin de préserver son jeûne. La personne ne doit pas non plus exagérer dans l’inhalation de l’eau pour les ablutions, car il est tout à fait possible que l’eau passe par la gorge et entre dans l’estomac. Le prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Aspirez (pendant les ablutions) l’eau (convenablement) sauf si vous êtes en état de jeûne ». [4]
L’utilisation du « Siwâk » [bâtonnet pour les dents] n’affecte pas le jeûne, cela est plutôt recommandé, pendant le jeûne comme en dehors du jeûne tout au long de la journée, du début à la fin.
Son jeûne n’est pas affecté lorsque de la poussière ou même une mouche entre dans sa gorge.
Il est obligatoire pour la personne qui jeûne de s’abstenir de mentir, de médire et de porter de faux serments, quand même une personne vient l’injurier, elle doit répondre : « je jeûne ». Certes, certaines personnes trouvent facile le fait de s’abstenir de manger et de boire, mais il leur est difficile d’abandonner cela [ces méfaits] car ce type de propos et de faits blâmables sont devenus pour elles une habitude. C’est la raison pour laquelle certains des anciens pieux prédécesseurs [as-Salaf] ont dit : « Le plus simple des jeûnes est l’abandon de la nourriture et de la boisson. »
De ce fait, il est obligatoire pour le musulman de faire preuve de piété et de craindre Allâh en se rendant compte de la grandeur de Son Seigneur, tout en sachant qu’Il voit toutes choses de nous en toutes situations, et que rien ne demeure caché pour Lui. De la sorte, il se doit de protéger son jeûne contre tout ce qui invalide ou diminue la récompense afin que son jeûne soit authentique [accepté par Allâh].
Le jeûneur [as-Sâ-îm] se doit de s’occuper dans le rappel d’Allâh, dans la lecture du Qor’ân et dans l’augmentation des prières surérogatoires [an-Nawâfil]. Lorsque les anciens pieux jeûnaient, ils s’asseyaient dans la Mosquée et disaient : « Nous protégeons notre jeûne et nous ne médisons personne. » Le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Celui qui n’abandonne pas les faux propos et les actes qui en découlent, Allâh na pas besoin de son abstention de manger et de boire. » [5] Car le rapprochement auprès d’Allâh n’est complet qu’avec le délaissement de nos désirs et passions, plutôt, c’est en délaissant ce qu’Allâh a interdit en toute circonstance comme mensonges, oppression et ce qui y ressemble. Dans un récit de Abû Hurayrah, il est dit : « Le jeûne est accepté en tant qu’acte d’adoration à condition qu’aucun musulman n’ait été calomnié ou ait subit du tort. » [6] Et il est rapporté d’après Anas, qui a dit : « Celui qui jeûne tout en calomniant les gens, mange de leurs chairs. » [7] Le jeûneur délaisse des choses qui sont acceptables dans des situations autres que le jeûne. Et ce qui constitue la première des portes est qu’il délaisse les choses qui lui sont interdites en toutes circonstances, et il est au nombre des jeûneurs véridiques. [8]
[1] Coran, 2/187
[2] Rapporté par al-Bukhârî
[3] Rapporté par Ibn Khuzaymah, an-Nassâ-î, al-Hâkîm qui disent qu’il est authentique, Ahmad et at-Tirmidhî qui disent que c’est un hadîth bon et authentique.
[4] Rapporté par an-Nassâ-î, at-Tirmidhî qui dit que c’est un hadîth bon et authentique, Ibn Mâdja, Ibn Hibbân, al-Hâkim disent que sa chaîne de transmission est authentique, et authentifié par al-Hâfidh Ibn Hadjar.
[5] Rapporté par al-Bukhârî
[6] Cité par Ibn al-Djawzî dans « al-‘Illal » - Hadîth faisant l’objet de divergence quant à son authentification.
[7] Rapporté par Abî Chaybah - Hadîth faisant l’objet de divergence quant à son authentification.
[8] Kitâb « Al-Moulakhas al-Fiqihî » de SHeikh Sâlih al-Fawzân, vol-1 p.288-291
Par Ibn Abd Al-Hâdî
Source: http://manhajulhaqq.com/